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SPORTS


GUEULES DU RUGBY


GUEULES DU RUGBY
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GUEULES DU RUGBY - 408 pages

Préface :
L’âme des guerriers. Et la mémoire tatouée. Pleine gueule. Des pics. Des saillies. Des balafres. Des écrasements. Sculptés au coup de boule, au crampon de huit, et à l’élastoplast. A la pluie. Au vent. Au soleil. Labourés. Et dans les sillons, de la graine de vie. Pour apprendre à gagner. A perdre. A ne pas se perdre. Fidèle à la solidarité du pré. Ce ciment sué qui solidifie tout.
Parce que, quand on a rangé le dernier maillot, l’autre match commence. Celui de la vraie vie. Sans arbitre. Avec coup bas, fourchettes et crocs en jambes. Et là, mon gars, il en faut du « back ground », comme disent les rosbifs ! Tu sais, ceux qui gagnent toujours et qu’on bat de temps en temps. J’ai été élevé à ce burin-là. Sculpté moi aussi aux trois mi-temps. Comme j’ai arrêté tôt, il me manque des rides. Des traces. Et je le regrette. J’aimerais tant avoir l’oeil clair et la peau cuir tanné d’un Herrero. Le Dédé, surtout, que j’ai affronté au hasard d’un match amical quand la rade s’était délocalisée à Nice. Tu vas voir comme il est beau sur la photo. Beau comme un homme. Un vrai.
Au fil des pages, je les contemple. Et je nostalgise. L’enfance qui remonte en surnom de préaux. Comme si on avait joué dans la même cour d’école. Le blond, La marmite, Pin pon, Le chat, Charly, Seb, Le goret, Rossi, Dochpi,Gonzo, … Des grands gosses. Forcément, ils ont passé leur vie d’adulte en short. Et en arrière-plan l’hologramme de ceux qui manquent. Guy Boniface, Pierrot Lacan, Armand Vaquerin, Jacques, Robert. Et Roger, bien sûr. Le seizième homme. La seizième âme. Même aujourd’hui. Et puis les regards. Surtout les regards. Lis-les bien. Les paupières tombantes font store. Pour garder les secrets au frais. Ils racontent des Arms Park, des Hakas, des cuillères de bois et des Marseillaises. Des boucliers perdus. Gagnés. Des tristesses et des joies infinies. Et même si ce n’est qu’un combatde troisième division pour la montée, ils sentent la suture, l’huile camphrée et le pain de campagne. Pas celui qu’on mange, celui qu’on distribue d’une phalange experte.
Et puis, bien cachés derrière l’iris, la fleur de mémoire, les fêtes d’après. Gargantuesques. Dévoyées mais tendres. Les tablées joyeuses. Les chants basques. Les accolades à l’ennemi du jour devenu l’ami du soir. Les rires. Les larmes. Et l’odeur du gazon frais en Madeleine de Proust.
- C’était mieux avant ?
- Pas forcément. Mais c’était peut-être moins pire !
La belle idée que d’avoir flashé ces gueules-là ! D’avoir catalogué en artiste le Who’s Who de l’ovale. Pour une dernière forfanterie de couloir de vestiaire : impressionner aussi la pellicule. Parce que c’est l’adjectif qui me vient en premier : impressionnant ! Pour certains, le temps les a plissés et déchevelés sans vergogne. Mais l’oeil est intact.Vif. Plein. Bavard surtout.
Tu verras. Pas besoin de long discours. Feuillette et observe.
Tout est dit !

Patrick Sébastien
63 ans - CAB
Artiste - Rugbyman

Format : 25,5 x .34,5
 
 






















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