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LA MONTAGNE ENTREPRENDRE


LA MONTAGNE ENTREPRENDRE N°6


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LA MONTAGNE ENTREPRENDRE N°6
Magazine - Novembre - Décembre 2016

ÉDITO de Jean-Yves VIF, Rédacteur en chef La Montagne :

L'entreprise sociale et solidaire

Le modèle unique n’existe pas, surtout en économie en dé­pit des courants, de Keynes à l’alternatif et au libéralisme financier. C’est plutôt une succes­sion d’initiatives, sou­vent exemplaires, telle l’économie sociale et so­lidaire avec son approche réformiste qui ouvre les pistes de l’entreprise, groupe social de demain, plus réactif, plus créatif et humaniste.

ENTREPRISE. Avec 8 millions d’emplois, soit 10 % de l’emploi salarié, en France, l’écono­mie sociale et solidaire (ESS) progresse dans un monde économique où elle se pose en alternative que crédibilise sa capacité à innover. Elle pèse fort en Auvergne avec ses 17 % de l’emploi (20 % dans le Cantal), soit 53.000 salariés issus de secteurs divers : banques, coopératives, mutuelles, assurances généralement des initiatives de ci­toyens et d’acteurs de terrain. Précisé­ment, le domaine dit associatif concentre l’activité (73 % du salariat) devant les coopératives (17 %), les mu­tuelles (8 %) et les Fondations (2 %). 

SOCIALE. A ceux qui réduisent l’ESS à une économie de réparation, qui l’a certes fait naître, ou encore au secteur de l’insertion, le démenti vient des nou­velles entreprises, start-up ou repre­neur de savoir-faire, toutes avec un objectif collaboratif. Les motivations les plus fréquentes : le mode de gouver­nance qui associe le personnel, une souplesse d’initiative et un partage des idées qui libère et suscite la capacité d’innovation. De l’idée au projet, jusqu’à la décision de la gouvernance, le circuit, raccourci et collectif, libère réactivité et dialogue permanent. 

SOLIDAIRE. Le choix de l’ESS relève cependant autant, peut-être avant tout, d’une vision du monde, d’une approche de la « relation travail » et des liens entre les produits et le marché. Là, pas de capitaux extérieurs ni de rémunéra­tion des actionnaires mais une gouver­nance accessible en raison d’un mini­mum de filtres ! Les différences de positionnement sur l’économie de marché entre le réseau national des Banques Populaires de Dominique Mar­tinie ou GESAC Tremplin d’Abdou Diallo, apparaissent certes évidentes. Mais les deux structures ne se retrouvent-t-elles pas sur leur proximité au marché ainsi que sur l’association étroite avec les clients ? Ainsi que par une vision de leur territoire qu’ils incarnent. L’ESS qui devra parfois se libérer des finan­cements publics, ne remplace pas le marché, ni l’état, mais elle s’ouvre à des pratiques vertueuses orientées autour de la solidarité et de la durabilité des territoires qui, en Auvergne bénéficient d’un accueil favorable. Au nom des va­leurs sociales elles inspirent même désormais tout un pan de l’entreprena­riat.


Bimestriel de 116 pages
Format : 212 x 277 mm





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