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MASSIF CENTRAL


SAINT-JACQUES MAGAZINE


SAINT-JACQUES LE MAGAZINE
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SAINT-JACQUES MAGAZINE - 148 pages

L'édito :

Dans quelle paire de chaussures vont aller se blottir mes petits pétons les jours à venir ? Telle est la question qui revient à chaque fois. Ça tient de l’œuf  et de la poule, de la quadrature du cercle, du kilo de plomb et du kilo de plume... To be or not to be ?
Être ou ne pas être à l’aise dans les chaussures hautes ? Mettre ou ne pas mettre les chaussures basses ?
Les basses iront très bien. La météo sur les départements de la Sâoneet-Loire, du Rhône, de la Loire et de la Haute-Loire s’annonce d’ailleurs clémente… et l’avenir radieux pour le tronçon jacquaire entre Cluny
et Le Puy-en-Velay (mais également entre Lyon et Le Puy) puisque de nombreuses collectivités s’unissent dans le cadre du Plan Massif Central pour son développement.
Ce parcours de plus ou moins 300 kilomètres semble facile. Il fait alterner paysages ouverts et forêts denses. Il passe entre grandes plaines et plus ou moins petites bosses (point bas à 240 mètres, point haut à 1009 mètres), du val de Saône en vallée de Loire, du Haut-Beaujolais au haut plateau du Livradois, en passant par le paisible Roannais, le Forez un poil plus capricieux et s’enfonce dans le Velay granitique puis volcanique.
Mais les cartes ne précisent pas la taille des cailloux ou la profondeur des ornières laissées par les grumiers au milieu des douglas.
Je vais plutôt prendre les chaussures hautes. Elles sont lourdes mais protégeront bien ma cheville. La répétition des jours de marche fait que cette articulation, sujette chez moi à entorse de droite comme de gauche,
a besoin d’un tel soutien. De toute façon, je prends toujours les hautes ; depuis mon premier pas sur les chemins de Compostelle jusqu’au bon millier de kilomètres qui ont suivi. Je les prends parce qu’elles me permettent
aussi de marcher sur mes souvenirs. Là, c’est une éclat de bouse
d’une vache victime d’acidité gastrique sur le plateau de l’Aubrac. Là c’est
une belle épine qui m’a égratigné l’intérieur gauche sur un sentier du
Gers. Et ce cycliste en Espagne qui est passé beaucoup trop prêt.
Je passe autant de temps à scruter les paysages que le bout de ces chaussures.
Le regard posé entre cuir et lacets, c’est souvent comme ça que la gamberge démarre. Oui, je les connais par coeur ces chaussures. Mais c’est surtout grâce à elles, à leur fonction unique et essentielle qui permet
au marcheur de marcher, au pèlerin de pérégriner, au randonneur de randonner… que je me connais mieux moi-même.
Me voilà bien chaussé pour à nouveau partir vers Compostelle, sur ces sentiers ou routes pour égocentré refoulé : car bien au-delà des rencontres, de la découverte et de l’ailleurs, ils ramènent toujours vers soi.
Reste à savoir si, comme ces chaussures, je suis de taille à affronter ce nouveau défi physique et intellectuel face à moi-même ?
Pour lever ces doutes résiduels que bien d’autres peuvent partager, voici donc au fil des pages suivantes quelques réponses, humbles avis et conseils sur les parcours entre trois cités de tailles bien différentes mais touchant à la même exception : Cluny, Lyon et Le Puy-en-Velay. Cette dernière impose son patrimoine architectural, culturelle et cultuel à la croisée de nombreux chemins. A découvrir aussi un somptueux parcours entre Lot et Célé, les nouveautés touchant à la célèbre Via Podiensis et quelques autres nourritures spirituelles ou bien terrestres.
Pierre-Olivier Febvret

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